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Garde-manger ouvert

Ouvrir le placard avant d'ouvrir un livre de recettes.

Ici, on cuisine à partir de ce qui est déjà là : un fond de lentilles, trois tranches de pain dur, les fanes d'une botte de carottes, le riz d'hier. Des gestes simples, des plats qui se réchauffent bien, et des courses plus légères à la caisse.

Étagère du haut : les secs

Ce qui se garde longtemps et nourrit beaucoup pour pas cher.

Étagère du milieu : ce qui reste

Ce qu'on jette par habitude et qui fait pourtant un repas.

Étagère du bas : d'avance et au fil des mois

Les bocaux qu'on remplit à l'avance, et le panier qui change avec l'année.

Le tiroir à savoir-faire

Oignon émincé et couteau posés sur une planche en bois

Couper une fois pour trois repas

Oignons, carottes, céleri : on prépare la base d'un coup, on en garde une boîte au frais, et trois soirs de suite la cuisine démarre déjà à moitié faite.

Le bocal des restes →
Vallée de montagne couverte de brume au petit matin

Ce que la montagne fait du pain dur

Croûte au fromage, soupe épaisse, farcis : les cuisines d'altitude, loin des boulangeries, ne jetaient pas une miette. Leurs gestes marchent partout.

Le bocal du pain →
Feuillets anciens couverts d'une écriture à la main

Écrire les quantités « à l'œil »

Une poignée, un verre à moutarde, « jusqu'à ce que ça nappe » : avant que la recette se perde, on la refait une fois en pesant tout.

Le bocal des conserves →
Vieilles poêles et casseroles accrochées à un mur sombre

Une poêle, un soir, dix minutes

Un reste de céréales cuites, les légumes qui faiblissent, un œuf ou une poignée de pois chiches : le repas sans recette tient dans une seule poêle.

Le bocal des céréales →

L'inventaire du placard

Ranger, c'est déjà cuisiner : ce qu'on voit, on le mange. Quelques repères simples, à adapter aux indications des emballages.

Étagères en bois chargées de bocaux de vrac
Ce qu'on aOù le rangerLe réflexe
Lentilles, pois chiches, haricots secsBocal fermé, au sec, à l'abri de la lumièreLes plus anciens devant : plus ils vieillissent, plus ils mettent de temps à cuire
Légumineuses cuitesBoîte fermée au réfrigérateur, ou portions au congélateurCuire le double et congeler la moitié dans un peu d'eau de cuisson
PainTorchon ou sac en tissu, jamais au réfrigérateurCe qui durcit part en chapelure, en croûtons ou en pain perdu
Fanes de carottes, de radisSéparées des racines dès le retour des coursesÀ cuisiner dans les deux jours : pesto, soupe, omelette
Restes de plats cuisinésRefroidis vite, couverts, au réfrigérateurUne date sur la boîte, et on les mange dans les jours qui suivent
Épices mouluesPetits pots fermés, loin de la plaque de cuissonUne date sous le pot : moulues, elles perdent leur parfum en quelques mois
Riz, pâtes, semoule, farinesBocaux étiquetés, bien fermésUne seule boîte ouverte à la fois par sorte